Italie : Le perfide Salvini retourne sa veste

Matteo Salvini, leader de la Lega, considéré comme un parti populiste d’extrême droite en Italie, a décidé de retourner sa veste et de gommer son discours anti-UE. Etre pro-européen c’est très bien, être pour une forme de construction européenne (identitaire évidemment) aussi mais soutenir les politiques actuelles de l’Union Européenne non, surtout quand on les a violemment vilipendées comme Salvini.
Salvini a décidé de soutenir le futur gouvernement italien de Mario Draghi. Faut-il encore présenter ce dernier ? Vice-président pour l’Europe de la banque « Goldman Sachs » de 2002 à 2005 et président de la banque centrale européenne de 2011 à 2019. Un banquier, chouchou des institutions européennes, tout ce qu’est censé combattre Matteo Salvini : « Nous devons regarder les démocraties occidentales, les libertés promues par l’Occident sans soutenir des régimes qui n’ont rien de démocratique ou bien peu », il s’était un temps rapproché d’Orban et de Poutine, respectivement les premiers ministres hongrois et russe, de l’histoire ancienne désormais. L’argent, le pouvoir ? Sans doute mais la trahison du leader de la Lega ne date pas d’hier. Il y a quelques années Gianluca Iannone, un des leaders et fondateur de Casapound l’avait décrit comme étant fourbe, c’est désormais confirmé.

Déjà vous constaterez que son compte Twitter, Salvini se prend en photo avec tous les africains qu’il peut trouver en Italie et puis surtout en 2018, il avait fait rentré au sénat le 1er noir, un certain Toni Iwobi d’origine nigériane, c’est d’ailleurs lui qui avait été chargé de rédiger le programme soi-disant restrictif sur l’immigration de la Lega. La gauche italienne en avait rêvé, Salvini l’a fait (ça nous rappelle un certain Jean-Marie Le Pen quelques décennies en arrière, bref).

Il y a peu près 20 ans, le gouvernement de Berlusconi avait aussi régulariser 300,000 clandestins, la Lega faisait partie de ce gouvernement et …. s’était tue dans un silence mortuaire. Ca n’était pas encore Salvini mais Umberto Bossi, mais peu importe la Lega trahit régulièrement ses électeurs depuis 20 ans. Fratelli di Italia (Frères d’Italie) grignote petit à petit les électeurs de la Lega mais Forza Nuova et Casapound ont l’air d’être des mouvements plus sérieux.

Ceci est une leçon, privilégiez toujours les mouvements les plus radicaux possibles, même si ils ne sont pas pressentis pour faire de gros scores, vous avez moins de chances d’être déçus et trahis que par l’extrême droite de plateau TV.

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