Allemagne : des rabbins gays sont accusés d’harcèlement dans une école

Les accusations d’harcèlement ont ébranlé le principal centre rabbinique d’Allemagne cette année. Les accusations ont braqué les projecteurs sur l’un des responsables juifs les plus influents du pays.

Walter Homolka, directeur et PDG du collège Abraham Geiger, le centre de formation allemand pour les rabbins libéraux. Lui et son amant, Hartmut Bomhoff (conférencier à l’école juive de Théologie à Postdam & porte-parole de presse pour le collège Abraham Geiger) ambitionnaient de réformer le judaïsme dans un sens plus « LGBT compatible » et soyons honnête, nous sommes tous pour. Mais patatras, ces deux-là ne pouvaient restreindre leurs pulsions envers des étudiants plus jeunes qu’eux.

Bomhoff a envoyé une vidéo à un étudiant montrant un pénis en train de se faire masturber. L’étudiant a porté plainte, mais les procureurs de Berlin ont suspendu l’enquête sur la diffusion de matériel pornographique au printemps 2021, parce que « la culpabilité était légère, et que les poursuites pénales n’étaient pas d’intérêt publique », on ne s’en prend pas impunément à un gros rabbin homosexuel, jeune freluquet !
Bomhoff a déclaré – via son avocat – qu’il avait envoyé la vidéo par erreur et s’est excusé (« je recommencerai pas, promis », tu parles).
De son côté, le collège a fait un communiqué de presse en bégayant « oui, hein, euh, on va faire une enquête, on va voir ».

Mais, d’après d’autres témoignages, il ne s’agit pas d’un cas isolé, un rabbin aurait surnommé l’école « le collège Gay-ger », faisant référence aux nombreux homosexuels, et aux nombreux convertis.

Le problème, d’après le journal Der Spiegel, qui a enquêté et recueilli des témoignages, c’est que le réseau d’Homolka est grand et s’étend jusqu’à l’international (tiens, tiens), il détient l’Ordre du mérite de la République fédérale d’Allemagne, il est à la tête de l’Union des Juifs progressistes en Allemagne et il détient également un certain nombre d’autres fonctions et distinctions influentes. Eh oui, ça n’est pas Shlomo qui vend trois tapis dans petit magasin au fond d’une impasse.


Des documents internes à l’École de théologie juive font état d’un « climat de peur » et de « brimades » et « intimidations ». Les proches d’Homolka le décrivent comme impérieux et parlent de carrières détruites et d’une ambiance où la loyauté prime sur l’expertise. La culture académique en souffre, disent-ils. « Quand il y a des conflits, on dit en Allemagne que c’est un problème juif interne, et personne n’ose dire quoi que ce soit. Homolka en profite, dit-on. Des zones de non-droit en sont le résultat », explique le rabbin Walter Rothschild.

En 2016, un autre étudiant – Aaron Eckert (nom d’emprunt) – a été contacté par Bomhoff sur Facebook, le jour de son anniversaire. Il avait passé des mois à discuter sur Facebook avec Bomhoff, qui essayait de l’amener à Potsdam pour poursuivre ses études. Bomhoff lui a proposé de l’aider avec sa candidature et un endroit où passer la nuit. Ils ont également discuté de Dieu et du monde. Eckert se retrouve dans la classe de Bomhoff quelques semestres plus tard. L’étudiant et le professeur ont échangé des remarques sexualisées. Bomhoff, par exemple, a déclaré à un moment donné que les deux pourraient partager un lit lors d’un voyage officiel. Même à l’époque, dit Eckert, les discussions le mettaient mal à l’aise. « Mais je pouvais l’ignorer à l’époque », dit-il aujourd’hui. Et envoyer des photos de parties intimes, dit-il, n’est malheureusement pas une rareté dans le monde gay. Ce n’est que lorsqu’il s’est aperçu que d’autres avaient vécu la même chose qu’il a décidé de réagir.

Bomhoff s’est apparemment rendu compte que ses messages pouvaient lui causer des ennuis. Le 15 décembre 2021, une réunion du conseil d’institut a eu lieu à l’École de théologie juive, à laquelle Homolka était également présent. Un professeur avait pris connaissance des accusations et exigeait qu’il y ait des conséquences. Quelques minutes seulement après la fin de la réunion, Bomhoff a commencé à supprimer les messages qu’il avait envoyés au jeune homme.

Les procès-verbaux des réunions internes à l’institut révèlent que les dirigeants de l’université ont minimisé les revendications et cherché à échapper à leurs responsabilités. Le réseau, le réseau, le lobby … LGBT !

Walter Homolka agissait en interne pour que les frasques de son amant soient protégées. Un autre professeur a insisté pour qu’un accord à l’amiable soit conclu, « également en raison de la mission religieuse de l’école, puisque nous sommes sous observation (divine) spéciale ».

Bomhoff a finalement reçu un avertissement et il a perdu son poste de conférencier, mais il a été autorisé à rester porte-parole de la presse. Ce n’est qu’à la fin du mois de février que Hartmut Bomhoff a quitté le collège. Les accusations de harcèlement sexuel ont atteint un public de plus en plus large et la pression interne s’est accrue. Néanmoins, un courrier interne du chancelier a fait l’éloge de Bomhoff, affirmant que ses impulsions intellectuelles avaient été un enrichissement pour le collège.
Je ne suis pas sûr que ces impulsions soient très intellectuelles, et que les étudiants aient été enrichis de cette façon, mais bon (décidement ils aiment l’enrichissement ces gens, enrichissement culturel via l’immigration, intellectuel aussi, enrichissement tout court, non pas tout court, sale antisémite, « pardon je m’excuse, je recommencerai plus »).

En 2016, un étudiant a été contraint de quitter l’Abraham Geiger College en raison de commentaires politiques qu’il a tenus. « Je suis le seul ici à faire de la politique », aurait crié Walter Homolka, recteur de l’époque, en tapant sur la table.

L’affaire divise la communauté juive, certains veulent attendre la fin de l’enquête avant de tirer des conclusions, et d’autres réclament la destitution d’Homolka.

Moi je veux qu’il reste en place, je veux que son oeuvre de tolérance LGBT touche même les familles de juifs les plus radicaux (les hassidiques par exmple), allez du LGBT-friendly partout, soyez tolérants, bordel. En plus, c’est bon pour l’écologie et la planète, plus d’homosexualité, moins d’enfants, allez un petit effort de tolérance, ça n’est pas trop vous demander quand même. De toute attaquer un rabbin homosexuel, c’est antisémite !

Source : Spiegel

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