Un tribunal interdit la surveillance vidéo d’un « quartier neo-nazi » de Dortmund

Les juges ont statué que le plan de la police pour la surveillance d’une rue du quartier de Dorstfeld à Dortmund était une grave aux droits constitutionnels d’une personne et qu’elle n’était pas couvert par la loi sur la police de l’Etat de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Et de plus les juges ont ajouté que la rue n’était pas une zone à forte criminalité.

4 habitants du quartier avaient porté plainte en raison des tags « Nazi kiez » (= quartier nazi). Le tribunal de Gelsenkirchen a considéré que : « Les délits de dommages matériels sous forme de graffitis à contenu partiellement national-socialiste (cinq cas depuis 2018), ne sont pas considérés comme importants » dans le cadre de la loi applicable, a estimé le tribunal.

En septembre dernier, la police a accompagné des graffeurs antiracistes alors qu’ils « repeignaient » par-dessus les signes nazis en face des appartements partagés où les habitants avaient accroché des drapeaux datant de l’impérialisme allemand.

En janvier, le chef de la police de Dortmund, Gregor Lange, avait annoncé des plans de surveillance vidéo de la rue Emscher de Dorstfeld en plus de l’observation par caméra d’une rue du centre-ville commencée en 2016.

Les extrémistes de droite ne devraient pas être autorisés à établir un « monde parallèle » dans n’importe quel coin de Dortmund, a déclaré Lange, ajoutant que Dorstfeld ne devait pas rester une « zone de peur » pour les autres habitants de la région.

Au cours des dernières décennies, l’Allemagne a été témoin d’une série de crimes de haine d’extrême droite, notamment des fusillades mortelles à Halle en octobre et à Hanau en février.

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