L’Allemagne pousse l’Union Européenne à partir en croisade contre Télégram

Le ministre allemand de la justice, Marco Buschmann (parti libéral-démocrate) s’est prononcé en faveur d’une action européenne commune contre Telegram concernant la diffusion de contenu extrémiste sur le service de messagerie instantanée.
L’Allemagne veut une croisade européenne contre Telegram. C’est quand même amusant d’être membre d’un parti dit « libéral » et de vouloir limiter la liberté d’expression, enfin ils ne sont plus à une contradiction près.

S’adressant aux médias allemands, Buschmann a annoncé qu’un effort commun à l’échelle de l’UE « ferait une plus grande impression » sur Telegram, par opposition à « chaque pays essayant de le faire par lui-même ». Il a ajouté qu’il était dans l’intérêt de Telegram d’avoir un accès ininterrompu au marché européen maintenant que le service s’est tourné vers les publicités pour monétiser la popularité de la plate-forme.

Buschmann, c a averti que même si l’UE réussissait à mettre Telegram au pas, cela ne mettrait pas fin au problème des discours de haine en ligne, car « les radicaux trouveront de nouvelles voies et plateformes ».

Le débat sur Telegram s’est intensifié en Allemagne au début du mois après que plusieurs anti-vaccins radicaux ont été arrêtés dans la ville de Dresde pour avoir prétendument comploté sur télégram pour tuer le gouverneur de l’État de Saxe. À la suite des descentes de police, des appels ont été lancés pour commencer à considérer Telegram non pas comme un simple service de messagerie, mais plutôt comme un réseau de médias sociaux, ce qui obligerait le service à respecter des règles plus strictes concernant les contenus jugés extrémiste ou criminel.

À partir de février 2022, les plateformes de médias sociaux seront tenues par la loi allemande de signaler tout contenu illégal aux autorités. Cependant, les services de messagerie instantanée en sont exemptés, ce que de nombreux ministres de l’Intérieur régionaux en Allemagne considèrent comme une lacune qui devrait être comblée, ce qui a été soutenu par le ministre de la Justice Buschmann, qui a fait valoir qu’il ne pouvait y avoir d’exception pour les messageries ». Il a ajouté que la création d’une approche européenne commune serait l’un des plus grands « défis politiques » auxquels l’UE serait confrontée.

Jusqu’à présent, toutes les tentatives connues de communication avec Telegram de la part de responsables allemands, n’ont rien données. La nouvelle ministre de l’Intérieur du pays, Nancy Faeser, a averti que le gouvernement de Berlin « ne va pas le supporter ».

Les gouverneurs et les ministres de l’intérieur régionaux en Allemagne ont été encore plus directs sur ce qu’ils pensent de Telegram. Le gouverneur de l’État de Saxe, Michael Kretschmer, que les anti-vaccins avaient prétendument prévu de tuer, a accusé « les opérateurs ne peuvent plus regarder depuis Dubaï des menaces de mort qui se propagent sur leur réseau sans rien faire ». Le ministre de l’Intérieur de la même région déplorait récemment que « cet anonymat alimente la radicalisation sur Internet ».

Ces inquiétudes ont été reprises par le ministre de l’Intérieur de l’État de Thuringe, qui a décrit Telegram comme un « agent comburant de la radicalisation, en particulier lors des manifestations anti-confinement ». Il a averti qu’ « il y a un réel danger que la haine en ligne conduise à la violence ».

Jusqu’à présent, on ne sait pas exactement ce que les autorités allemandes peuvent faire pour contenir la « messagerie désobéissante ».

Le fondateur de Telegram, Pavel Durov ne coopère avec les autorités d’aucun pays, il en a fait une règle pour sa messagerie. En 2017, il a refusé d’accorder aux services de sécurité russes l’accès aux communications entre suspects de terrorisme. Les autorités russes ont finalement interdit le service l’année suivante. Cependant, l’interdiction s’est avérée difficile à appliquer efficacement et a été levée en juin 2020.

Source : RT

Une réflexion sur “L’Allemagne pousse l’Union Européenne à partir en croisade contre Télégram

  • 11/01/2022 à 12:55
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    Qui sème le vent…

    A force d’avoir soutenu des réseaux imbéciles (Fesse de bouc, Tik Tok, etc…) et favorisé les chaînes crétinisantes comme Netflix, fallait bien que cela leur retombe un jour sur le nez…

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