Amnesty International : décryptage d’une organisation globaliste qui fustige les États occidentaux

Les cosmopolites osent tout : c’est à ça qu’on les reconnait.

Dans son rapport annuel 2020 sur la situation des droits humains dans le monde, l’organisation globaliste Amnesty International fustige d’une critique acerbe un ensemble de pays occidentaux dont la Belgique ne fait pas exception. Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty depuis 2021 déclare ainsi que : « la pandémie a également servi de révélateur, mettant en évidence la médiocrité, les mensonges, l’égoïsme et la fourberie de dirigeants politiques de la planète« .

Ce n’est pas totalement faux mais il est nécessaire de comprendre que la critique d’Agnès ne trouve pas son origine tant dans une éventuelle incapacité de l’État à prendre des décisions rationnelles face à une série de problématiques mais plutôt dans son manque d’implication dans les crises migratoires, sa discrimination systémique à l’égard des minorités et les droits humains des rebuts de la société.

« Des centaines de personnes ont ainsi été temporairement privées d’accès à la procédure d’asile, et de ce fait à une aide alimentaire et un hébergement […] Les autorités ont mis en place un système d’enregistrement en ligne, qui s’est révélé insatisfaisant. Dans plus de 100 affaires, le Tribunal du travail a ordonné à l’Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs d’asile (Fedasil) de garantir l’accès des personnes demandeuses l’asile à une assistance matérielle« .

Des centaines d’immigrés clandestins n’ont pas pu disposer librement du fruit de la production des travailleurs belges. C’est vraiment terrible.

« Des mesures prises [dans les prisons] dans le cadre de la lutte contre la pandémie, notamment des libérations à titre provisoire, des libérations anticipées et des libérations conditionnelles, ont un peu résorbé, temporairement, la surpopulation [mais à cela s’ajoutent des problèmes d’accès] suffisant aux services élémentaires, notamment aux soins de santé et aux installations sanitaires ».

C’est amusant. Moi, j’ai une autre idée en tête pour régler le problème de surpopulation des prisons.

Agnès évoque également un recours excessif à la force à travers, entre autres, l’affaire Adil – ce jeune homme décédé l’an dernier en tentant d’échapper à la police lors d’une course-poursuite. Chez les post-marxistes, la police est constamment coupable et les jeunes qui font des wheelies en contre-sens sont les victimes d’un système discriminatoire et oppressif. C’est un postulat intéressant.

En revanche, les quartiers incendiés, les émeutes, les têtes des policiers mises à prix et inscriptions « mort aux blancs » sur une maison communale suite à cette affaire n’éveillent pas la sensibilité d’Agnès. Chacun son truc.

« Entre ce moment [l’éclatement de la pandémie] et la fin octobre 2020, on estime que près de 11.500 personnes sont décédées des suites de la Covid-19 en Belgique. Pour une population d’environ 11,5 millions d’habitants, il s’agit d’un impact remarquablement sévère […] Pendant la crise de la Covid-19, des résidents des maisons de repos se sont vu refuser le transfert vers les hôpitaux. Selon Médecins sans frontières (MSF), seuls 57% des cas graves ont pu être transférés à l’hôpital pendant la crise, contre 86% avant« .

La vie est un terrain de lutte acharnée dans lequel chaque individu tente de tirer son épingle du jeu en fonction de ses capacités physiques et cognitives, de son système biologique et de son élan vital. Agnès voudrait nous faire croire que l’État belge aurait agi de façon immorale en laissant mourir volontairement des hommes et des femmes ; qu’une vie est égale à une autre ; que ces personnes auraient pu être sauvées si elles avaient été secourues par les institutions publiques.

Nous nous retrouvons face à une alternative morale : combattre l’inégalité de fait et le caractère tragique de l’existence par le biais des utopies égalitaires post-marxistes comme le fait Agnès Callamard, ou alors renouer avec l’esprit grec qui accueille la vie comme une synthèse de bonheurs et de malheurs indépassables dans une unité harmonieuse.

La substance du discours d’Agnès ; cette dame qui a passé sa vie à défendre les minorités, les discriminés, les abouliques, les bélîtres, les oppressés – cette substance moraliste est teintée de cette vieille utopie égalitariste qui nous amène moins vers une société faste, noble et exultante que vers une société déliquescente, verruqueuse et émétique. Tragique, mais telles sont les lois d’airain de la nature.

Énonçons-la, cette exigence nouvelle : nous avons besoin d’une critique des valeurs morales, et la valeur de ces valeurs doit tout d’abord être mise en question — et, pour cela, il est de toute nécessité de connaître les conditions et les milieux qui leur ont donné naissance, au sein desquels elles se sont développées et déformées (la morale en tant que conséquence, symptôme, masque, tartuferie, maladie ou malentendu ; mais aussi la morale en tant que cause, remède, stimulant, entrave, ou poison), connaissance telle qu’il n’y en a pas encore eu de pareille jusqu’à présent, telle qu’on ne la recherchait même pas. On tenait la valeur de ces « valeurs » pour donnée, réelle, au-delà de toute mise en question ; et c’est sans le moindre doute et la moindre hésitation que l’on a, jusqu’à présent, attribué au « bon » une valeur supérieure à celle du « méchant », supérieure au sens du progrès, de l’utilité, de l’influence féconde pour ce qui regarde le développement de l’homme en général (sans oublier l’avenir de l’homme). Comment ? Que serait-ce si le contraire était vrai ? Si, dans l’homme « bon », il y avait un symptôme de recul, quelque chose comme un danger, une séduction, un poison, un narcotique qui fait peut-être vivre le présent aux dépens de l’avenir ? d’une façon plus agréable, plus inoffensive, peut-être, mais aussi dans un style plus mesquin, plus bas ?… En sorte que, si le plus haut degré de puissance et de splendeur du type homme, possible en lui-même, n’a jamais été atteint, la faute en serait précisément à la morale ! En sorte que, entre tous les dangers, la morale serait le danger par excellence ?…

Friedrich Nietzsche

Source : RTBF

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