Agressions dans les transports en communs: la STIB démunie face à cette « problématique générale de société »

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La STIB rappelle les mesures mises en place. Tout d’abord, le personnel de sécurité. Celui-ci est présent dans les stations, aux arrêts, dans les véhicules. « Nos agents ne peuvent pas être présents partout. Mais il existe notre ligne 1707 pour signaler tout problème sur notre réseau. » Objet suspect, comportement problématique, altercations et même agressions. « Comment faire en sorte que les gens réagissent ? On peut appeler le 1707. On arrive à un call-center qui en fonction de la situation dispatchera. Les usagers peuvent alerter le conducteur qui appelle nos services de sécurité. Devant des situations plus graves, nous invitons les usagers à contacter directement la police. Ce sera toujours la solution la plus rapide.« 

Comment Monsieur et Madame Tout le monde doivent réagir à chaud lorsqu’il est confronté à une situation délicate ? La STIB n’a pas de conseils à délivrer par rapport aux transports publics qui seraient différents du reste de l’espace public. « Nous avons du personnel sur le terrain, il ne faut pas hésiter à l’interpeller.« 

Dans le cas survenu mercredi dans le tram 3, la STIB se dit prête à fournir les images des caméras à bord du véhicule « si une plainte est déposée et si la police demande les images« .

Harcèlement sexiste : 90% des filles se disent concernées

En 2018, la STIB a mené une campagne en partenariat avec Plan International Belgique autour du thème du harcèlement. « En Belgique, 90% des filles ont indiqué avoir déjà subi des formes de harcèlement dans un lieu public ou dans les transports en commun« , rappelle Plan International. Lancer des remarques à caractère sexuel, même dans une situation conflictuelle, s’apparente à du harcèlement sexiste écrit Plan sur son site Internet. L’organisation délivre également une série de conseils et de réactions à adopter : détourner l’attention, s’adresser au harceleur, attendre mais aussi impliquer d’autres. « Essaie, quand c’est possible, d’impliquer d’autres personnes. Par exemple : adresse-toi à un.e responsable, comme un.e chauffeur de bus, le/la barman/barmaid, un.e collaborateur/trice à un festival…« , note encore la campagne de Plan.

Source: rtbf.be

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